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Pierre Bloch et Aïm : les blancs de Wade défient l’Etat.

Posté par senegalnews le 13 octobre 2009

16392292206663.jpgPierre Aïm avait transigé avec les douanes sénégalaises, mais refuse, depuis, de passer à la caisse. L’autre Français, Jean Pierre-Pierre Bloch, doit également de l’argent à l’Etat, qui risque de ne pas revoir ses fonds. L’un et l’autre jouissent d’une impunité, que leur assure Me Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal.

Pierre Aïm l’avait laissé entendre : « transiger ne signifie pas payer ». C’était à l’occasion de ses démêlées avec les douanes sénégalaises, qui l’avaient alpagué pour fraude. Depuis, il n’a pas décaissé un seul sou pour honorer son engagement envers les soldats de l’économie, auxquels il doit plus d’un milliard. L’action pénale contre lui est éteinte. Il ne reste aux autorités douanières que le recours administratif. Or, tout porte à croire, que Pierre Aïm ne passera pas à la caisse. Le « délinquant à col blanc » s’était signalé à l’opinion à l’occasion des milliards remis aux autorités sénégalaises par Taiwan. Sept milliards volatilisés, depuis. Le premier ministre des mains duquel il les avait reçu est aujourd’hui condamné à mort. Comme pour faire oublier son forfait avec la douane, Aïm s’était par la suite rendu dans la capitale du mouridisme pour proposer au khalife général de cette
confrérie l’implantation d’une usine d’eau minérale, avec à la clef 25 % des actions pour le marabout et sa famille. Aussitôt le khalife cherchera à contacter, par téléphone, le ministre de l’Economie et des Finances, qui se trouvait à l’étranger, afin que Aïm ne soit plus inquiété. Probablement que Serigne Bara a été abusé. Car, s’il connaissait la vraie nature de son hôte et ses démêlées avec les Sénégalais, il n’aurait pas agi comme il l’a fait. Mais, voilà !

Des malversations financières sans suite, Jean Pierre-Pierre Bloch en a également réussi la prouesse. Patron de « Médiatique Events », il avait en charge l’organisation du Festival mondial des arts nègres, que notre pays devait organiser cette année, après plusiers reports. Comme signalé par le journal « L’As », M. Bloch se fera décaisser 3,1 milliards de francs Cfa, « pour zéro ». Il obtiendra du ministère de la Culture 40 millions pour un cabinet français et 12 millions pour des prétendus « repérages ». Il dépensera, au nom du Fesman, 10 millions pour des déjeuners pris entre Paris et New York. Cerise sur le gâteau, il se fera remettre 75 millions pour des prétendus salaires. Le Fesman ayant été, à nouveau, reporté, l’Etat a résilié « à l’amiable » le contrat qui le liait à M. Bloch, qui est quelque part dans la nature avec plus de trois milliards de l’Etat sénégalais. Comme avec Pierre Aîm, c’est l’État qui risque de « trinquer ». Car, l’un et l’autre ont un soutien de taille : leur connivence avec le président de la République, qui se plait à rappeler leur « amitié ». C’est au nom de celle-ci, qu’il les a fait venir au Sénégal. Le fait est grave : celui qui était censé punir l’impunité est le premier à l’entretenir !

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